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BUGEY COTE FERMES, des projets, la vision du Pays

Présentation de l’association

Bugey côté fermes est un point de vente collectif qui permet à des agriculteurs de vendre les produits de leurs fermes eux-mêmes et en direct.

Aujourd’hui, il y a 15 exploitants et 1 artisan adhérents (Le membre adhérent fait partie de l’association Bugey Côté Fermes. Il assure une permanence au magasin, en fonction d’un planning précis, entre une demi-journée et une journée par semaine ; il participe à la gestion et au fonctionnement du magasin et de l’association (président, trésorier, secrétaire, communication, entretien, etc.).) et 15 membres associés (Le membre associé fait partie de l’association Bugey Côté Fermes avec laquelle il a un contrat renouvelable d’1 an. Il assure quatre demi-journées de présence au magasin (animation).).

Bugey côté fermes, c’est un point de vente direct né en 1999. 2 ans de montage de projet auront été nécessaires et plusieurs financements : Leader, FEADER, CDRA. Son succès a permis une croissance à 2 chiffres depuis la création (+10 à 20%) pour atteindre un chiffre d’affaire de 1 million d’euros en 2011 (150 000€ en 2001 lors de la création). Près d’une centaine de personnes travaillent dans les exploitations pour Bugey côté fermes.

Cette réussite aura permis de sauver des exploitations, de soutenir l’installation d’exploitants et plus largement cela aura permis à des exploitants d’exister et de vivre de leur passion.

Bugey côté fermes fait partie du réseau terre d’envies qui fédère différents points de vente en région Rhône alpes. Cette association leur apporte un soutien législatif notamment pour la mise en place de cahiers des charges plus restreints au niveau des ateliers de transformation locaux ainsi que sur la communication. C’est un soutien important pour Bugey Côté Fermes.

Les opportunités et les freins

Suite à son succès, aujourd’hui, le point de vente peut manquer de produits. Or l’association essaie de présenter le choix le plus large possible de produits tout au long de la semaine, conditions pour eux nécessaire pour fidéliser les clients et concurrencer efficacement les grandes et moyennes surfaces. Mais le mode de fonctionnement présente une certaine inertie pas toujours facilement gérable.

C’est aussi un projet collectif qui est directement en lien avec d’autres projets personnels ce qui peut-être parfois un frein au développement.

Aujourd’hui, en plus de la gestion du point de vente directe, une réflexion plus large est menée : comment participer à la vie du territoire ?

  • Quel rôle dans l’installation des jeunes
  • Comment sauvegarder les terres agricoles
  • Se positionner pour fournir des buffets lors d’événements sur le territoire (mairie, évènements culturels)
  • Restauration collective ?
  • Commence à travailler avec certaines entreprises (Dumas, Hermes, CIAT…)

Le développement de l’activité permettrait à l’association d’accepter de nouveaux exploitants proposant des produits déjà vendus par d’autres sur le point de vente collectif.

Une réflexion sur la qualité des produits est également menée : aujourd’hui les produits contenant des OGM (y compris additif lors de la transformation) ne sont pas autorisés et les certificats justificatifs sont demandés. L’association veille aussi à ce que les éleveurs aient une certaine autonomie alimentaire sur leur élevage (polyculture-élevage). Le label bio n’est pas obligatoire, mais beaucoup de produits vendus le sont ou ont un label.

Dans l’objectif de ne pas cibler « l’élite » au niveau de leurs clients (30% des clients sont issus de l’éducation nationale), l’association développe aussi des actions de communication :

  • Site internet, facebook
  • Pub au cinéma de Belley
  • Partenariat avec la maison du marais
  • Actions de sensibilisation auprès des lycéens.

Par ailleurs, il y a toujours un agriculteur sur le point de vente pour répondre aux éventuelles questions.

Les actions sont d’ores et déjà plus larges avec un rôle social important.

Enfin la question de la diversification des produits est aujourd’hui au cœur de leur préoccupation.

Leur vision des enjeux du territoire

L’agriculture est indissociable du territoire. Il est donc nécessaire de réfléchir à la place des autres activités. Par exemple : quel tourisme ?

Il est nécessaire et vitale pour l’agriculture de sauvegarder les terres agricoles. Aujourd’hui les jeunes ont du mal à trouver le foncier nécessaire à leur installation. C’est un problème politique.

Il est également nécessaire de maintenir une agriculture diversifiée : on ne peut pas faire que du maïs avec des grandes quantités d’intrants à Belley sur des terres marécageuses avec les risques de pollution de l’eau que ces pratiques peuvent présenter. Il est donc souhaitable de maintenir de petits producteurs et de limiter le développement de grosse ferme en monoproduction.

En ce qui concerne la qualité des produits, le bio reste l’avenir sur le Pays du Bugey. Etant donné la qualité environnementale du territoire, on ne devrait pas pouvoir faire autrement. Bugey Côté fermes est d’ailleurs à l’origine de conversion en bio : le point de vente a tendance à tirer les producteurs vers le haut et vers plus de qualité.

La vente directe est souvent une nécessité pour survivre : 1 producteur de pommes a fait le choix de passer en bio et d’écouler 100% de sa production (150T) en vente directe. Malgré ça, il ne fait que survivre...

En ce qui concerne les friches agricoles, elles sont le résultat de la favorisation d’une agriculture industrielle qui a recentré les agriculteurs sur les terres de vallées au détriment notamment des côteaux. Pour les petits producteurs, tout peut être support d’agriculture, il n’y a pas de problème particulier sur le territoire. Il faut juste adapter la production de l’exploitation avec un débouché adapté et éventuellement des compléments touristiques.

Les producteurs

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